QUALITAIR&SEA Toulouse : import-export maritime de flux sensibles et exigeants
Transporter des produits pharmaceutiques ou cosmétiques par voie maritime demande une organisation adaptée aux exigences de ces marchandises : choix et préparation des conteneurs, maîtrise de la température, suivi des expéditions et respect des procédures propres à chaque client. À Toulouse, les équipes de QUALITAIR&SEA sont formées aux bonnes pratiques de ces secteurs et accompagnent au quotidien des flux maritimes import-export. Chloé, spécialiste de l’export maritime, nous explique comment sont préparées et suivies ces expéditions.
Chloé, peux-tu nous présenter ton activité à l’agence de Toulouse ?
Je travaille au service maritime de QUALITAIR&SEA Toulouse depuis trois ans, après une formation en Commerce International. Je gère principalement des opérations export maritime, qui représentent la majeure partie de mon activité, ainsi que certains dossiers import. Nous traitons différents types de marchandises depuis Toulouse, avec notamment des flux réguliers dans les secteurs pharmaceutique et cosmétique.
Lorsqu’un client vous confie une expédition maritime, quel est concrètement votre rôle ?
Nous préparons l’expédition en fonction de la marchandise, de la destination et des consignes du client. Nous réservons le transport maritime, organisons la mise à disposition du conteneur et son acheminement jusqu’au site de chargement. Nous préparons également les documents nécessaires à l’expédition et suivons le conteneur jusqu’au port de destination.
Sur certains trafics réguliers, nous travaillons directement dans les outils du client. Nous renseignons par exemple les informations du booking, du conteneur et du camion avant son arrivée sur le site de chargement.
L'acheminement du fret par voie maritime est-il très différent de l’aérien ?
Oui. Ce sont des environnements et des compétences différents.
En aérien, certaines expéditions peuvent devoir partir dès le lendemain.
En maritime, les délais sont plus longs et les départs doivent davantage être anticipés. Il faut aussi choisir le conteneur adapté à la marchandise et tenir compte des rotations des compagnies, des escales et des temps de transit.
Le choix dépend donc du produit, du volume, du délai attendu et du budget du client. Lorsque le délai le permet, le maritime est particulièrement adapté au transport de volumes importants sur de longues distances.
Les secteurs de la santé et de la beauté ont des exigences fortes. Quelles sont vos règles de travail ?
Le cahier des charges peut aller très loin dans le détail. Sur certains flux suivis à Toulouse, le numéro du conteneur et la plaque du camion doivent par exemple être renseignés dans le TMS du client avant l’arrivée sur son site.
L’état du conteneur fait également partie des points vérifiés. Selon les exigences du client et de la marchandise, nous pouvons demander une préparation spécifique : conteneur nettoyé, sec, sans odeur et en bon état.
Pour certains trafics réguliers, les transporteurs reçoivent également une charte précisant les consignes du client. Nous privilégions des partenaires qui connaissent déjà les sites de chargement et leurs procédures. Cela permet d’éviter qu’un camion ou un conteneur arrive sans répondre aux conditions attendues.
Comment maintenez-vous la température des produits pendant plusieurs semaines en mer ?
Nous utilisons alors des conteneurs réfrigérés appelés reefers.
Ils fonctionnent comme de grands réfrigérateurs réglés à la température exacte demandée par le client. Sur la route, le conteneur est alimenté par une génératrice accrochée au camion ; sur le bateau, il est directement branché sur le réseau électrique du navire.
Selon les besoins du client, des enregistreurs de température peuvent compléter le dispositif. Ils permettent de conserver l’historique des températures et, en cas d’écart, d’identifier plus précisément à quel moment il s’est produit.
Pour les médicaments concernés, cette maîtrise de la température répond aussi aux Bonnes Pratiques de Distribution européennes : les conditions de conservation prévues pour le produit doivent être maintenues pendant le transport et toute excursion de température doit pouvoir être signalée et examinée.
Au-delà de la technicité, quelle importance accordez-vous à la connaissance du client ?
Elle est essentielle.
Sur les trafics réguliers, nous connaissons très bien les procédures et les interlocuteurs. Nous savons quelles informations transmettre, quand le faire et qui contacter. Cette connaissance permet de gagner en fluidité dans le traitement des dossiers.
La relation est également très directe : nous échangeons bien sûr par e-mail, mais aussi régulièrement par téléphone. Cela permet de résoudre rapidement certaines questions et crée une vraie proximité avec les équipes de nos clients.
À Toulouse, plusieurs collaborateurs connaissent également les principaux trafics. Un dossier peut ainsi être repris lorsqu’un membre de l’équipe est absent.
Comment réagissez-vous face aux imprévus, comme les fermetures de routes maritimes ?
Nous suivons les itinéraires proposés par les compagnies et leurs évolutions pour pouvoir informer les clients et, si nécessaire, étudier une autre solution.
La mer Rouge en donne un bon exemple. Après les nombreux détournements par le cap de Bonne-Espérance observés depuis 2023, certaines compagnies réintroduisent progressivement en 2026 des services via la mer Rouge et le canal de Suez. La situation reste évolutive et les décisions peuvent différer selon les services.
Pour un chargeur, ces changements peuvent modifier le temps de transit, les escales ou la date d’arrivée prévue. Notre rôle est donc aussi de suivre ces évolutions et d’en mesurer les conséquences sur les expéditions en cours ou à venir.
As-tu un exemple concret de problème technique résolu pour un client ?
Oui, nous avons eu le cas d'un bureau d'inspection indépendant, dont l'inspecteur a refusé les conteneur pourtant neuf et propre, à cause d'une légère odeur d'humidité restée après le lavage à l'eau. Pour éviter un nouveau refus et le retard de l’expédition, nous avons cherché une solution avec notre transporteur : nous lui avons fourni un désodorisant neutre, c'est-à-dire sans aucun parfum pour ne pas polluer les produits. Résultat : l’odeur d’humidité a été neutralisée, le conteneur a passé l’inspection et l’expédition a pu partir.
Selon toi, qu'est-ce qui fait la valeur de l'accompagnement Qualitair&Sea ?
La connaissance du client, la réactivité et la proactivité. Sur les dossiers réguliers, nous connaissons leurs produits, leurs procédures et leurs interlocuteurs. Nous travaillons en binôme ou en trinôme sur les dossiers importants, ce qui garantit que quelqu'un sait toujours prendre le relais en cas d'absence.
Nos clients savent qu'ils s'appuient sur une équipe réactive, capable de trouver des réponses pratiques à chaque situation. Notre objectif est qu’ils n’aient pas besoin de venir chercher l’information : lorsqu’un problème apparaît, nous devons pouvoir les prévenir et leur proposer une solution.